Développement personnel

Trois clés pour réussir (presque) tous ses projets

Ces dernières années, j’ai entrepris plusieurs projets personnels que j’ai mené jusqu’à leur terme. Je ne m’attarderais pas ici sur ces projets. Pas question donc de verser dans le nombrilisme narcissique, l’article est déjà assez long comme ça.

Toutefois, la question m’a été suffisamment posée pour qu’elle ait suscité ma propre curiosité: « m’enfin, tu fais comment? »

Loin d’avoir toujours été celui à qui tout réussissait, j’ai plutôt été longtemps celui qui commence mais qui ne termine pas. Avec, comme résultat, au mieux l’abandon, au pire l’échec cuisant. Une des rares choses que j’ai très vite appris à terminer, c’est mon assiette. Il m’aura par contre fallu près de trente ans pour arriver à perdre les kilos accumulés, mais comme je l’ai déjà dit, l’article est déjà assez long comme ça. Sachez donc, ami lecteur, que je ne suis pas né avec la capacité intrinsèque de réussir, quand d’autres seraient nés avec deux mains gauches.

Précisons directement les choses: le terme « projet » est à prendre au sens le plus large. Wikipedia définit d’ailleurs le projet comme « […] un ensemble finalisé d’activités et d’actions entreprises dans le but de répondre à un besoin défini dans des délais fixés et dans la limite d’une enveloppe budgétaire allouée ». Tout projet est précédé par une décision qui définit l’intention ou l’orientation que l’initiateur du projet souhaite lui donner. Apprendre à jouer d’un instrument, entamer des études, décider de s’occuper d’un membre de la famille ou passer son permis de conduire sont autant de projets personnels qui rentrent dans cette définition.

Nous essayerons donc de trouver les facteurs de réussite d’un projet en général. Mais avant de commencer, il faut retirer tous les aspects psychologiques et environnementaux de la réflexion. Je n’ai plus le même âge qu’avant, j’ai gagné en confiance et en maturité (du moins, je l’espère), et je vis dans un environnement équilibré et stable. Grosso modo, j’ai assouvis les besoins les plus élémentaires de la pyramide Maslow et j’ai fait preuve de la volonté et de la motivation nécessaire. Si vous sentez maintenant venir le désir ardent d’aller au petit coin, allez-y tout de suite.

Par ailleurs, je n’ai pas la prétention de venir avec une solution miracle qui résoudrait tous les problèmes. (Oui, je sais, le titre de cet article est digne d’un hebdomadaire féminin.) Nous partirons donc du principe que vous aussi, ami lecteur, vous êtes dans une situation propice au lancement de nouveaux projets. Et si vous êtes incapable de savoir si vous êtes bien dans une telle situation, je vous conseille d’abord la lecture de quelques hebdomadaires féminins.

Organiser, Mesurer, Socialiser

La recette tiens donc en trois mots: Organiser, Mesurer et Socialiser.

Commençons pas la premier ingrédient: organiser. Vous êtes à l’aube d’un nouveau projet et vous ne savez pas par où commencer ou vous êtes complètement dépassé au beau milieu d’un projet. Dans les deux cas, commencez par organiser votre temps et votre environnement.

OrganisationDenis Boquet. Image sous licence Creative Commons. https://www.flickr.com/photos/66944824@N05/14249797057

Rangez les éléments dont vous aurez besoin et assurez-vous de les avoir à portée de main par la suite. Prenez un agenda et répartissez-y le temps que vous allez consacrer à votre projet. Notez-y également toutes les deadline et dates-clés. Même si votre projet relève du passe-temps, vous devez être prêt, dès maintenant à vous organiser un minimum. Aller courir le dimanche matin ne peut se faire que si vous réservez le temps nécessaire chaque semaine en préparant t-shirt, short et chaussures.

Évitez de faire trop confiance à votre mémoire et privilégiez l’utilisation d’outils (agenda). Vous souhaitez commencer des cours du soir? Notez-y dès aujourd’hui les dates d’examen et planifiez vos vacances en fonction, si nécessaire.

Quand viendra le moment de déterminer la quantité de temps et de moyens nécessaires à votre projet, les optimistes devront certainement prévoir un peu plus et les pessimistes un peu moins. Quant à moi, je préfère me rappeler ce que ma grand-mère disait toujours dans ces cas là: « mieux vaut prévoir trop que trop peu ».

Savoir où on est et où on veut aller

Votre projet commencera très souvent par une première prise de mesure. Vous souhaitez perdre du poids? Montez d’abord sur la balance. Logique, me direz-vous?

Mesurer implique d’avoir le bon outil de mesure et un ou plusieurs points de comparaison. Mesurer son poids, c’est bien. Mesurer son poids et connaître la différence qui sépare celui-ci de notre poids idéal, c’est mieux. Bien sûr, « mesurer » ne doit pas être pris au sens littéral. Il s’agira souvent d’évaluation subjective plus que de mesure.

Curieusement, bon nombre d’écoles, d’institutions ou de professeurs ne proposent d’ailleurs que ce seul et unique service pour vous aider à avancer dans votre projet ou pour le valider. C’est le cas des universités où l’organisation et la socialisation vous sont libres tandis que les évaluations sont gérés exclusivement par l’institution elle-même. Dans certains cas, il ne vous faudra donc pas mesurer vous-mêmes l’état d’avancement de votre projet. Je ne peux toutefois que vous conseiller de ne pas confier cette tâche totalement à un autre et de vous approprier les outils de mesure.

Mesurer

Olivier Bacquet. Image sous licence Creative Commons. https://www.flickr.com/photos/olibac/2328460189

Une fois le bon outil de mesure et le point de comparaison trouvé, il vous reste encore deux (mauvaises) excuses pour ne pas mesurer:

  • « Je préfère ne pas savoir ».
  • « On verra bien ».

Dans le premier cas, il faudra probablement vous forcer un peu et savoir mesurer régulièrement mais pas trop souvent afin de ne pas vous démotiver par un résultat qui tarderait à venir. Sachez en tout cas qu’il vous sera beaucoup plus dure d’avancer sans mesurer et qu’à terme, vous risquez de perdre confiance en vous. En tout cas, perdre du poids sans balance, améliorer son temps sans chronomètre ou construire une maison sans plan, c’est réservé aux blonds comme dirait Gad.

Échanger, discuter, s’entraider

Vous vous êtes lancé et vous avez parfaitement suivi les deux premiers préceptes jusqu’ici. Sachez qu’il reste un élément qui n’est pas toujours indispensable mais qui vous aidera certainement: la socialisation. Ici aussi, je ne prend pas le terme au sens stricte mais plutôt au sens qu’il évoque aujourd’hui, en 2014, par analogie aux nouvelles technologies de l’information.

Socialiser c’est échanger, discuter ou s’entraider. Cela peut être avec n’importe qui mais l’impacte de l’échange sur votre projet, n’en sera que plus fort si les personnes sont proches de votre projet. Pourquoi est-ce important? D’abord parce que l’individu est plus efficace lorsqu’il fait partie d’une équipe. L’être humain ne peut que difficilement vivre sans la présence de ses semblables.

Il y a un intérêt à la fois pratique à cet échange (astuces, entraide, nouvelles méthodes, connaissances, outils) mais également psychologique. Tout individu qui affirme quelque chose à quelqu’un, aura tendance naturellement à tenir sa parole. Si j’annonce à mon entourage que je souhaite apprendre à jouer du piano, il me semblera plus difficile d’y renoncer par la suite. Et cet effet sera d’autant plus fort que les personnes avec qui vous échangerez sont dans une situation proche de la votre ou font partie d’une communauté liée à ce projet. Ainsi, annoncer à un parfait inconnu que vous souhaitez devenir pianiste ou l’annoncer à votre famille qui compte d’illustres musiciens depuis votre arrière-grand-père, n’aura pas le même effet. (Je conseille d’ailleurs pour ceux qui souhaitent aller plus loin, la lecture de l’excellent livre « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » de Joule et Beauvois aux éditions Broché.)

Socialiser

Gideon. Image sous licence Creative Commons https://www.flickr.com/photos/malias/55229015

C’est d’ailleurs sur ce modèle que fonctionnent bon nombre d’organisations qui ont fait leur preuve. Prenons les Alcooliques anonymes. Il s’agit d’une organisation (donc, d’un groupement de personnes qui s’organisent) afin d’échanger entre eux leur expérience. Si leurs réunions se déroulent comme ce qu’on nous montre dans les films, chacun de leurs membres se présente et donne le nombre de jours (la mesure) depuis leur dernier verre.

En reprenant ce même exemple, il n’est pas évident de se lancer seul et de porter à bout de bras un nouveau projet. Certains projets sont parfois très personnels et s’accompagnent d’une phase difficile de notre vie. Certains événements ou périodes sont moins propices au dialogue et cette socialisation ne pourra peut-être se faire qu’au près d’une personne qui ne fait pas partie de vos proches. Quoi qu’il en soit, cet aspect ne devrait pas être négligé. Même s’il vous faudra du temps pour trouver la bonne oreille, celle-ci jouera certainement un rôle crucial.

Nous avons donc ici tous les éléments réunis: organisation, mesure et socialisation.

Les technologies à votre service

Nous avons donc vu jusqu’à présent l’importance de ces trois éléments dans l’accomplissement de votre projet, qu’il soit personnel ou professionnel.

Si après avoir réalisé un premier diagnostique de votre situation et que celle-ci s’avère plus grave qu’il n’y paraissait, il me reste une bonne nouvelle à vous annoncer. Les technologies actuelles vont très largement vous aider pour les trois principes dictés plus haut.

Question organisation, de l’agenda électronique à la plate-forme de gestion de projet, il existe presque une infinité d’outils à disposition pour organiser et gérer votre temps et vos ressources. La grande mode: les outils dédiés à certains projets de niche comme la gestion de votre cave à vin (Vivino), la musculation (Freeletics) ou encore la création du roadbook de votre prochain voyage (Tripolia). Chaque jour voit apparaître de nouvelles plate-formes en tout genre.

Et grâce à ces nouvelles technologies, plus besoin de vous réunir physiquement avec des gens qui partagent la même passion. Lorsque les outils n’intègrent pas directement des modules d’échange, les réseaux sociaux, forums et autres boards se chargent de vous mettre en contact avec d’autres passionnés. Vous pouvez dès aujourd’hui assumer pleinement votre passion pour l’accouplement des moustiques sud-africains avec d’autres spécialistes du monde entier.

Mais la grande révolution viendra certainement de la banalisation des outils de mesure en tout genre avec l’arrivée massive, dans notre entourage, des objets connectés. Entre la balance qui vous donne aujourd’hui déjà les courbes de poids de votre famille, le capteur de sommeil ou la smartwatch qui vous indique le nombre de pas parcourus, certains imaginent déjà des appareils capables de mesurer le nombre précis de calories d’un plat ou la quantité d’UV reçus lors de votre bronzette annuelle.

En fait, nous risquons bien de ne plus pouvoir nous passer de l’analyse permanente et omniprésente de toutes les données qui nous concernent.

Finalement, la difficulté de demain ne sera peut-être plus de s’organiser, de mesurer ou de socialiser mais tout simplement de « s’y mettre » pour éviter de procrastiner, assaillis par une quantité de choix et d’informations.

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